IKB – Dracaena Draco

Ernesto Rodrigues :: harp
Marian Yanchyk :: violin
Guilherme Rodrigues :: cello
Miguel Mira :: double bass
Maria Radich :: voice
Paulo Curado :: flute
Bruno Parrinha :: alto clarinet
Nuno Torres :: alto saxophone
Rogério Silva :: trumpet
Yaw Tembe :: trumpet
Eduardo Chagas :: trombone
Gil Gonçalves :: tuba & flugabone
Abdul Moimême :: electric guitar
Armando Pereira :: accordion
Rodrigo Pinheiro :: church organ
Ricardo Guerreiro :: electronics
Carlos Santos :: electronics
Paulo Raposo :: radio
João Silva :: tibetan chimes
Nuno Morão :: percussion
Monsieur Trinité :: percussion
José Oliveira :: percussion, acoustic guitar
Christian Wolfarth :: cymbals

Lisbon, 2015
Recorded live at St. George’s Church
Mixed and mastered by Ernesto Rodrigues
Cover design by Carlos Santos
Produced by Ernesto Rodrigues
Creative Sources 2015


REVIEWS

Uma das fórmulas a que Ernesto Rodrigues deu mais atenção nos últimos tempos foi a do agrupamento de grande número. A sua VGO (ou Variable Geometry Orchestra) tem estado parada, devido às dificuldades logísticas envolvidas, ou seja, ao problema que é acertar as disponibilidades de tantos músicos, mas no seu lugar surgiu o IKB Ensemble. A premissa é interessante: como é que uma formação deste tamanho pode realizar o princípio de que “menos é mais”, reduzindo cada intervenção ao mínimo? Os resultados estão em três discos saídos quase de seguida, “Anthropometrie sans Titre”, “Rhinocerus” e “Dracaena Draco”. Rui Eduardo Paes (Jazz.pt)

Pochette cartonnée bleue foncé couleur déposée Yves Klein Blue. Double cédé contenant chacun un enregistrement live de l’orchestre l IKB réuni à l’initiative d’Ernesto Rodrigues, ici à la harpe le 13 octobre 2012 et au violoncelle le 9 novembre 2014 à Lisbonne.
Deux morceaux : 2012 pour le CD 1 et 2014 pour le CD 2. Minutage non indiqué, mais, avec cette musique, le temps est suspendu.
J’énumère : Ernesto, harpe, Guilherme Rodrigues, cello , Miguel Mirra, double bass, Bruno Parinnha, clarinet & alto clarinet, Nuno Torres, sax alto, Rogério Silva, trumpet, Eduardo Chagas, trombone, Abdul Moi-Même, electric guitar, Armando Pereira, accordion, Carlos Santos, computer, Ricardo Guerreiro, computer, Paulo Raposo, radio, João Silva, feng gong & tibetan bells, Nuno Morão, percussion, José Oliveira, percussion, Monsieur Trinité, percussion, Christian Wolfarth, cymbales pour le 13/10 et Ernesto, cello, Marian Yanchyk violin, José Oliveira, acoustic guitar, Maria Radich, voice, Paulo Curado, flute, Yaw Tembe, trumpet, Gil Gonçalves, tuba flugabone, Rodrigo Pinheiro, organ, complètent le groupe où se retrouvent G Rodrigues, M Mirra, B Parinnha, N Torres, E Chagas, A Moi-Même, A Pereira, C Santos, J Silva et N Morão du concert précédent.
De prime abord, je trouve cela épatant, enthousiasmant que 17 ou 18 musiciens improvisateurs se rassemblent pour un concert où la musique jouée est éminemment collective. Ils le font par plaisir, par idéal, par amitié, parce qu’ils aiment partager des instants d’écoute et d’attention pour créer un univers sonore toujours en mouvement.
2012 a une dimension plus électronique et sans doute 2014 est plus acoustique. Une caractéristique fondamentale est qu’il n’y a pas de soliste, chacun est libre d’intervenir à sa guise dans une dynamique partagée de sons en suspensions, d’effleurements, de souffles, grattements, frottements, petits chocs, d’interventions dosées, d’extrêmes de l’instrument, bruits blancs, … L’atmosphère est feutrée, le paysage sonore est transparent ou légèrement voilé. L’auditeur semble faire partie de l’orchestre dont chaque membre intervient à bon escient participant à la dynamique globale à tour de rôle de manière aléatoire. Les sons se complètent selon leurs qualités intrinsèques et souvent sans qu’on devine tout-à-fait ou presque pas qui joue et de quel instrument. Il n’y a pas de discours instrumental individualisé à part un ou deux égrènements de notes de la harpe. On reconnaît ici un souffle de trombone ou un froissement de cymbales. Ils peuvent être trois, quatre, sept ou dix à jouer ensemble, ce la devient difficile à déceler. Une véritable mise en commun des sons. Cette dimension collective, ce glissement perpétuel, tel un nuage qui évolue et transforme insensiblement dans le ciel, révèle une véritable fascination. Moi, je suis preneur ! J’avais déjà chroniqué ce groupe par le passé pour leur premier cédé et je réitère mon enthousiasme. CS dont Ernesto et Carlos sont les têtes pensantes, est plus qu’un label, il y a autour d’eux une véritable communauté agissante et lucide. Une très belle initiative en matière d’improvisation contemporaine. Jean-Michel van Schouwburg (orynx)

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